Les 1 820 pèlerins nigériens restés bloqués en Arabie Saoudite après l’accomplissement des rites du Hadj 2026 ont commencé à être rapatriés vers Niamey, grâce à l’intervention conjointe des autorités nigériennes et saoudiennes.
Plusieurs semaines après la clôture du Hadj 2026, ces fidèles se trouvaient toujours sur place, dans l’attente d’un vol de retour. La situation, qui avait suscité une vive inquiétude parmi les familles et l’opinion nationale, concernait exclusivement des pèlerins pris en charge par des agences de voyage privées, les opérations officielles du Commissariat à l’Organisation du Hadj et de la Oumra (COHO) ayant déjà été menées à leur terme.
Une réunion virtuelle réunissant les autorités compétentes et les responsables du secteur aérien a permis de trouver une issue. La compagnie aérienne Air Cairo, chargée du transport des pèlerins concernés, a été sommée de respecter ses engagements contractuels et de procéder au rapatriement des fidèles nigériens restés en attente. Dans la foulée, la demande d’autorisation d’atterrissage introduite auprès de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a été approuvée, ouvrant la voie à la reprise effective des vols.
Premier vol de retour confirmé depuis Djeddah
Selon plusieurs pèlerins ayant confirmé l’information à l’Agence Nigérienne de Presse, le premier vol a effectivement décollé depuis Djeddah à destination de Niamey, marquant le début des opérations de rapatriement des 1 820 pèlerins concernés. Parmi eux figuraient des fonctionnaires, des commerçants, des personnes âgées et des malades qui, selon l’ANP, espéraient « retrouver leurs familles et reprendre leurs activités au pays ».
Ce dénouement met fin à plusieurs semaines d’incertitude et témoigne, selon l’agence officielle, de « l’engagement des autorités nigériennes qui, en collaboration avec leurs homologues saoudiennes, ont œuvré pour trouver une issue favorable à cette crise ».
La situation a relancé le débat sur la nécessité de renforcer le contrôle et le suivi des agences de voyage intervenant dans l’organisation du Hadj, afin de prévenir à l’avenir ce type de situation pour les pèlerins nigériens.